Congreso de Berlín de 1878. Última sesión.

Copia de la última sesión del Congreso de Berlín de 1878.

Guía de Protocolo Diplomático.

 

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Congreso de Berlín de 1878. Última sesión.

PROTOCOLE NUM. 20.

Séance du 13 juillet 1878.

Etaient présents:

Pour l'Allemagne:

- Le Prince de Bismarck, Monsieur de Bülow, le Prince de Hohenlohe-Schillingsfiirst.

Pour l'Autriche-Hongrie:

- Le Comte Andrassy, le Comte Károlyi, le Barón Haymerlé.

Pour la France:

- Monsieur Waddington, le Comte de Saint-Vallier, Monsieur Desprez.

Pour la Grande Bretagne:

- Le Comte de Beaconsfield, le Marquis Salisbury, Lord Odo Russell.

Pour l'Italie:

- Le Comte Corti, le Comte de Launay.

Pour la Russie:

- Le Prince Gortchacow, le Conte Schouvaloff, Monsieur d'Oubril.

Pour la Turquie:

- Alexandre Carathéodory Pacha, Mehemed Ali Pacha, Sadoullah-Bey.

La séance est ouverte à 3 heures.

Le Président fait remarquer que le protocole 18 a été distribué et que le Protocole 19, sera entre les mains de MM. les Plénipotentiaires dans le courant de la journée. Les deux protocoles seront done examinés par tous les Membres de la haute Assemblée. Mais comme il ne sera plus possible de recueillir toutes les signatures pour les copies définitivement arrêtées, le Prince de Bismarck propose que MM. les Plénipotentiaires qui partiraient avant la signature autorissent Leurs Excellences MM. les Ambassadeurs acredites à Berlin, designer les derniers protocoles en leurnom.

Cette proposition est adoptée.

Le Président invite les Plénipotentiaires a vouloir procéder à la signature du Traité.

Le Comte Andrassy prononce les paroles suivantes:

"Messieurs:

Au moment oú nos efforts vienent d'aboutir à une entente générale, il nous serait impossible de ne pas rendre hommage à l'homme d'Etat éminent qui a dirigé nos travaux.

Il a invariablement eu en vue d'assurer et de consolider la paix. Il a voué tous ses efforts à concilier les divergences et à mettre fin le plus rapidement possible à l'incertitude qui pesait si gravement sur l'Europe.

Grace à la sagesse, à l'infatigable énergie, avec lesquelles notre Président a dirigé nos travaux, il a contribué à un haut degré à la prompte réussite de l'oeuvre de pacification que nous avons entreprise en commun.

Je suis done sûr de rencontrer l'assentiment unánime de cette haute Assemblée en vous proposant d'offrir à Son Altesse Sérénissime le Prince de Bismarck notre plus chaleureuse gratitude.

Sur le point de nous séparer, je crois le mieux répondré encore à vos sentiments en témoignant notre respectueuse reconnaissance de la haute bienveillance et de la gracieuse hospitalité dont nous avons été l'objet de la part de Sa Majesté l'Empereur d'Allemagme et de l'Auguste Famille Impériale".

Le Prince de Bismarck répond:

"Je suis profondément sensible aux paroles que le Comte Andrassy vient de prononcer au nom de cette haute Assemblée. Je remercie vivement le Congrés de avoir bien voulu s'y associer et j'exprime toute ma reconnaissance à mes collégues de l'indulgence et des bons sentiments qu'ils m'ont témoignés pendant le cours de nos travaux. L'esprit de conciliation et la bienveillance mutuelle dont tous les Plénipotentiaires ont été animés, m'ont facilité une táche que, dans l'état de ma santé, j'espérais à peine pouvoir mener jusqu'á son terme. En ce moment ou le Congrés à la satisfaction des Gouvernements représentés et de l'Europe entiére, aboutit au résultat espéré, je vous prie de me garder un bon souvenir: quant à moi, la mémorable époque que vient de s'écouler restera ineffaçable dans ma mémoire".

Le Congrés procède â la signature des sept exemplaires du Traité.

Cet acte, étant accompli, le Président, reprend la parole dans les termes suivants:

"Je constate que les travaux du Congrés sont terminés.

Je regarde comme un dernier devoir du Président d'exprimer les remercîments du Congrés à ceux des Plénipotentiaires qu'ont fait partie des Commissions, notamment, à M. Desprez et à M. le Prince de Hohenlohe. Je remercie également au nom de la haute Assemblée le Secrétariat, du zéle dont il a fait preuve et qui a contribué à faciliter les travaux du Congrés. J'associe dans l'expression de cette reconnaissance les fonctionnaires et officiers qu'ont pris part aux études spéciales de la haute Assemblée.

Messieurs, au moment de nous séparer, je ne crains pas d'affirmer que le Congrés a bien mérité de l'Europe. S'il a été impossible de réaliser toutes les aspirations de l'opinion publique, l'histoire dans tous les cas rendra justice à nos intentions, à notre oeuvre, et les Plénipotentiaires auront la conscience d'avoir, dans les limites du possible, rendu et assuré à l'Europe le grand bienfait de la paix si gravement menacée. Ce résultat ne saura étre atténué par aucune critique que l'esprit de parti pourra inspirer à la publicité. J'ai le ferme espoir que l'entente de l'Europe avec l'aide de Dieu, restera durable, et que les relations personnelles et cordiales qui pendant nos travaux se sont établies entre nous, affermiront et consolideront les bons rapports entre nos Gouvernements.

Je remercie encoré une fois mes Collégues de leur bienveillance à mon égard, et c'est en conservant cette impression de haute gratitude, que je lève la dernière séance du Congrès".

Les Plénipotentiaires se séparent à 5 heures.

Signé: V. Bismarck. B. Bülow. Hohenlohe. Kârolyi. Waddington. Saint Vallier. Odo Russell. Launay. Gortchacow. P. d'Oubril. Al. Caratheodory. Sadoullah.

(Copiado del "Congress orotokolle und Vertrag von Berlin").